Redémarrage

Le début de l’année, c’est défaisage de valise – paperasse – compta – installage de Leopard la sale bête – et rangeage de bureau, où traînait depuis un moment ce dessin recalé…
C’était pour Planète Jeunes, et Julien s’est gourré (oui, je te dénonce à la face du monde!), il m’a demandé par erreur d’illustrer un article pour lequel il avait déjà un visuel.
Mais ne t’énerve pas, Face du Monde, il s’est excusé platement.

 

white is toxic

Bon, maintenant, il faut que je m’occupe de mes voeux, et du re-rangeage de bureau, qui est mon tonneau des Danaïdes, ou mon foie de Prométhée à moi…

edit 14h00> Poster un commentaire juste pour balancer un paquet de liens de sites perso, je trouve ça très impoli, quelle que soit la qualité des sites en question.
Avec un petit bonjour et un mot gentil, je laisserai passer.

 

Le futur d’aujourd’hui

La science-fiction est toujours notre quotidien : on traverse des révolutions technologiques à une telle fréquence qu’on ne fait même plus attention.

Mais le futur dans lequel elles nous emmènent, c’est celui de leurs inconvénients et conséquences….

Une petite illustration recalée, mais qui peut encore servir.

Lingettes pas écolo

Ouais, les lingettes, c’est mauvais pour la planète. Même s’il faut bien admettre que c’est bien pratique pour certains trucs comme les fesses de bébé.

Et pis, y’a aussi Queenofclay qui se prend pour Rembrandt.

PrincessH re-censurée

Ce coup-ci, c’était pour Terre Sauvage, un bout d’article qui parle des conséquences du réchauffement de la planète, entre autres la fonte de la banquise, les déplacements de population…
Mais comme Terre Sauvage, c’est pas le Canard Enchaîné et que le petit teigneux est déjà assez excité en ce moment, je vais dessiner ôt’chose pour mettre dedans.

Sarko et la fonte de la banquise

Sinon, je vais vous raconter la seule fois où j’ai été arrêtée par la police pour autre chose qu’un banal contrôle routier :

J’étais avec ma copine la Reine du Tango, qui est arménienne, et ses 3 filles dont le père est martiniquais. On sortait d’un kebab, et un copain des gamines franchement noir sénégalais était venu nous faire la bise pendant qu’on attendait.
Je devais pas être assez blanche pour compenser tout ces basanés, parce que des flics en civil nous ont coursées en voiture. Et quand on s’est arrêtées, ils ont fouillé le coffre de la voiture et les sandwiches…
Bon, pour tempérer un peu, ils étaient 2, et c’était surtout le plus jeune, très agressif, qui avait l’air d’être ultra-vexé qu’on ne soit pas des dealeuses et que la Reine de l’Arménie ait l’accent lyonnais.
L’autre, c’était un gars d’une cinquantaine d’années, beaucoup plus calme, qui regardait son collègue avec une certaine ironie, en nous faisant signe de rester cool..
Ils nous ont raconté que le kebab était soupçonné de vendre de l’alcool alors qu’il avait pas le droit, comme si une canette de bière ou une bouteille de whisky, ça se cachait facilement dans un sandwich… Surtout que si c’était les flics en civil qui faisaient le boulot de la répression des fraudes, ça se saurait.
M’enfin, du coup, j’ai demandé aux gamines si ça leur arrivait souvent, elles m’ont répondu « une fois par semaine en moyenne »…
Moi, avec mes cheveux blonds, ma peau blanche, mes yeux clairs, et mes ancêtres pur terroir depuis le Moyen-Age et avant, c’est la seule fois de ma vie, jusqu’à présent…

Ça peut expliquer comment on peut en arriver à disjoncter quand on a pas de boulot, pas de reconnaissance, pas d’avenir, qu’on est un français de seconde zone qui doit se justifier et montrer ses papiers tous les 10 mètres, et qu’on se fait traiter de racaille par des gens qui n’ont jamais été dans la merde.

Ceci étant, ça ne justifie en aucune manière de foutre le feu aux bagnoles de ses voisins, à des écoles maternelles et à tout le reste .
Et les aggressions dont ont été victimes de pauvres gens relèvent d’une barbarie absolue.

Qu’on soit un flic ou un voyou, ça me rend malade qu’on agresse les gens juste parce qu’on a le pouvoir de le faire, et une quasi-garantie d’impunité.

Edit : Je ne l’avais pas dit, shame on me : en plus de ce dessin non publiable, c’est la lecture de la passionante Veuve Tarquine qui m’a poussée à écrire ce billet…