
C’est bien moche, tout ça.
Le type qui abuse de son pouvoir et de ses envies.
L’avocat qui tapine sur les plateaux télé, pour avancer des arguments minables. (T’as beau faire, mon gars, tu n’arriveras pas à lui faire avoir 18 ans…)
Les gens qui accusent les femmes de vouloir se faire de l’argent et d’attendre trop longtemps pour porter plainte.
Quand on sait les effets du traumatisme.
Quand on sait comment leurs plaintes sont accueillies, les tombereaux d’insultes et les menaces qu’elles reçoivent, et combien d’abuseurs sont finalement condamnés.
Quand on entend revendiquer la célèbre présomption d’innocence, systématiquement accompagnée de la « présomption de mensonge »…
Je suis bien contente de voir des gens monter au créneau pour expliquer ce qu’est la présomption d’innocence, et surtout que ça n’interdit pas du tout aux individus que nous sommes, de penser et de dire qu’on le croit coupable.
J’en ai fait d’autres, des dessins comme ça, pour La Croix…


2 versions, donc. Et j’ai la flemme de chercher laquelle a été publiée, je parierais pour la 2.


Publié dans La Croix, le 14 février 2019.











