Cékoit-est-ce le Tom Kha Kaï ?

C’est une soupe de poulet (Kaï) thaïlandaise que PrincessH a découvert dans le Ch’Nord, oùsqu’on ne mange pas que de la fricandelle et de la tarte au maroille.

PrincessH et le Tom Kha kaï

Alors tout de suite ça a l’air compliqué à cause des ingrédients bizarres, mais un saut chez Tang ou dans une bonne épicerie asiatique, et c’est plié.

Et pour les proportions, selon une tradition séculaire principautière, on fait tout au pif.
Ceux qui veulent des dosages précis sont priés d’aller chercher sur le web où ils constateront que personne n’est d’accord, et qu’il y a des variantes, qui avec des échalotes, qui sans champignons, qui avec des tomates (?), etc… Alors chacun faifaifait, skilui plaîplaîplaît !

1- on porte à ébullition du bouillon de poule, avec du galanga émincé, les feuilles de citron déchirées, le ou les piments, la citronnelle écrasée ou coupée en petits bouts.
On laisse mijoter un peu, et puis après, si on a autre chose à faire, on peut couper le feu et laisser infuser tranquille.

2- Ensuite, on filtre le bouillon, ou on enlève les morceaux à l’écumoire, parce que c’est pas très agréable en bouche.
On remet sur le feu, on ajoute :
– 2 ou 3 cuillères de nuoc mam,
– 2 ou 3 cuillères de sauce de soja (quand je vous dis que je fais tout au pif !),
– le lait de coco,
On porte doucement à ébullition ( le lait de coco c’est un peu délicat, faut pas le brutaliser).

3- Pendant ce temps, on lance le riz. Si c’est du bon riz et qu’on le fait bien cuire, il doit être fondant à l’arrivée.
Je dis ça paske j’ai essayé une célèbre marque à carreaux bleus et blancs qui s’appelle L*st*cr*avec plein de u, et qu’il était vraiment pas bon.
Y’a du riz thaï A*uchan équitable qu’est pas mal.
Mais le mieux que j’ai trouvé, c’est chez les tamouls de mon quartier, du Jasmine rice d’une marque qui s’appelle Sun, et qui vient de Bangkok.
Et en suivant à peu près le mode d’emploi sur le sachet, c’était nickel, (surveiller l’absorption de l’eau quand même).

4 – On ajoute les champignons émincés dans le bouillon (Oui, le champignon de Paris ne s’appelle de Paris qu’en France)
Et quand le riz n’est pas loin du but, on ajoute les blancs de poulet émincés finement dans le bouillon, et on coupe le feu au bout de 2/3 minutes, pour que le poulet ne devienne pas dur. Grosso-modo, on le fait pocher, en fait.
Puis on ajoute le citron et on effeuille la coriandre dedans.

5- Ça se sert dans un bol, sur une grosse louchée de riz.

Et c’est une tuerie.