Sommes-nous humains ? 2

Si comme moi, vous n’avez plus le droit de participer au Sossothon, pour des raisons de conspiration politique mondiale,
pensez à donner un coup de main à Aya et Béchir, dont les aventures racontées chez Akynou ne font pas honneur à notre cher pays et son Samu Social.

…Vais demander l’indépendance de la Principauté, moi, ça va pas traîner !

Freedom

10 réflexions sur « Sommes-nous humains ? 2 »

  1. allez madame la PrincessH, on ne boude pas 😉 on a le droit de participer à l’effort du Sossothon même sans que ce soit avec des sous 🙂

  2. Et ben… bien triste cette aventure !
    Mais, nous sommes tellement sollicités par moult associations, que bientôt on travaillera uniquement que pour aider les autres ? On existe aussi non ?
    Une chose, qui me chagrine dans l’histoire de Aya et Bachir, pourquoi faire des enfants quand on a pas de logement ? A l’heure actuelle, les femmes savent très bien que des moyens de contraception sont à leur portée…
    Et pi, si dans ton palais, tu as une pitite place, pourquoi ne pas les héberger ?

  3. Ben oui, on existe aussi, je vois pas où est la négation…
    Et alors, tu fais bien d’aborder cette histoire de faire des enfants quand on n’a pas de logement, parce que moi aussi, ça m’agace, moi aussi, je trouve ça absurde, illogique, voire parfois exaspérant…

    Mais il se trouve que j’ai un frère qui est médecin. Il gagne bien sa vie, son cabinet marche à donf’, pour lui tout va bien.
    il m’a raconté qu’il a pour clients un couple de RMIstes qui en sont à leur 7° enfant.
    Et il a ajouté : "Nous, on a du mal à comprendre, mais pour ces gens-là, leurs enfants, c’est leur seule richesse…"
    Ben ouais, ils n’ont rien d’autre. Et nous, on comprend pas.

    Aya et Béchir sont dans une situation précaire depuis des années. Quand est-ce qu’ils auront le droit moral de commencer à vivre ? De commencer à construire quelque chose ? De faire des projets ?… de faire des enfants ?
    Du haut de notre confort et de notre logique pratique, on se dit "C’est pas raisonnable".
    Mais aujourd’hui, Aya a 41 ans. Titc tac…
    Et puis, si on était à leur place, combien de temps serait-on capable d’attendre de vivre, nous ?
    Et j’ai une petite place dans mon palais, que je leur ai proposé. Mais d’abord, elle n’était pas assez grande pour 4, et en plus il y a 2 chats, et ça c’est vraiment pas top pour un bout de chou asthmatique.

  4. " quand auront-ils le droit moral de commencer à vivre "

    je trouve cette phrase très juste.
    elle résume bien ma pensée. en fait, je vais faire comme dans les forums et dire "+1" sur ton paragraphe.

  5. Alors comme çà "leur seule richesse c’est leurs enfants ?"
    Et comment!!! Alléluia que dis-je, Youpee, les avantages sociaux en France !
    Alors s’ils tablent sur leurs enfants… pour unique richesse ce sont de sacrés flambeurs et je trouve que c’est pas beau d’investir sur la tête d’un môme qui n’a pas demandé de venir au monde !
    C’est tout ce que j’avais à dire!

  6. T’as le droit de t’énerver…. Je ferai juste une remarque : tu continues (très légitimement !) de voir les choses du point de vue de la raison, mais le désir d’enfant, c’est la chose la moins raisonnable qui soit. Et les avantages sociaux, c’est peut-être pas la motivation majeure, même chez les fauchés, vu que dans les pays où y en a pas, ils se reproduisent autant…

  7. et les avantages sociaux, ils ne durent pas très longtemps par rapport au temps qu’il faut pour éduquer et surtout subvenir aux besoins de son/ses enfants …
    Avec la précarité de plus en plus longue des jeunes, à 25 balais ton gosse il est encore chez toi alors que ça fait bien longtemps que tu ne touches pas d’alloc !
    Ca me fait bien marrer tout ces gens qui disent que "les autres" font des mômes pour les allocs, c’est toujours ceux qui ne savent pas ce que c’est que d’élever des mômes avec juste des allocs et un RMI !

    Et puis la contraception, à mon avis, c’est une histoire d’éducation, d’accès à l’information (pas facile de lire des prospectus donnés par le médecin quand tu ne sais pas lire le francais !), une histoire de culture (on n’a pas besoin de regard vers l’afrique pour voir que la perception de l’enfant n’est pas la même d’un pays à l’autre, il suffit de regarder nos voisins les Allemands!) …

    L’intégration n’efface pas nos différences de culture, de religion, de perception de l’enfant et de la vie. Nos différences sont nos richesses, essayons de comprendre avant de critiquer, et si possible, agissons.

  8. Ben ouais… Et puis de toute façon, on n’a pas encore instauré le permis de faire des enfants.
    ( Pascale, si tu me lis, il m’est arrivé plus d’une fois de trouver que ça devrait exister !)
    Et les mômes, une fois qu’ils sont là, c’est difficile de les noyer.
    Je n’approuve pas qu’Aya soit enceinte alors qu’ils sont dans une telle situation, mais qui suis-je pour la juger ?
    A sa place, j’aurais évité. Mais je ne suis pas d’accord non plus pour qu’elle avorte par épuisement et par maltraitance de la part d’un service social (!!!) alors qu’elle vit dans mon pays, qui se trouve être une des nations les plus riches du monde.

  9. > Alléluia que dis-je, Youpee, les avantages sociaux en France !

    la richesse n’est pas forcément pécuniaire, quand on dit "leur richesse c’est leur enfant" il ne s’agit pas d’argent mais de richesse de coeur, de bonheur, de joie de voir le sourire de leur enfant, etc.

    et de toute façon cet argument est absurde : les allocations sont loin d’arriver à la hauteur de ce que coûte un enfant, il faut abandonner ce mythe des gens qui font des gosses pour toucher les allocations !

    et puis la contraception, quelle qu’elle soit, si elle est libre elle n’est pas pour autant gratuite… il m’est arrivé moi-même de ne pas pouvoir prendre la pilule pour un problème de découvert explosé, alors si moi qui bosse j’ai du mal, j’ose même pas imaginer un couple avec de tels problèmes…

  10. Ça, c’est vrai ! La pilule pas chère, c’est la pilule préhistorique dosée à la lance à incendie. Toutes les pilules microdosées qui ne te détraquent pas le système hormonal, elles coûtent la peau du cul et elles sont pas remboursées.
    La contraception n’est pas si libre qu’on le dit, dans ce pays… Et comme d’hab’, c’est tant pis pour les fauchés.

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