Le Tonneau des Danaïdes

A la suite du billet précédent, vous pouvez aussi aller lire ce billet de Chloé Vollmer-Lo

Je ne suis pas sûre que ceux qui programment de tels reportages, et ceux qui les tournent, seraient aussi détendus si on leur disait que n’importe quel amateur avec une voix off  sur un truc filmé avec son smartphone fait aussi bien qu’eux, et qu’en plus, il cède les droits de diffusion gratos…

Quand j’aurai le temps, je dessinerai un truc qui me trotte dans la tête…

En attendant, un poisson-méduse qui traînait par là.

Le Poisson-Méduse

14 réflexions sur « Le Tonneau des Danaïdes »

  1. mais jusqu’où s’arrèteront-ils ??

    j’avais aussi un post là-dessus qui me trotte en tête, va falloir que je trouve le temps de le réaliser, parce que là… y’a urgence. je vis pas de ce que je gribouille, ce n’est qu’un passe-temps, et il s’agirait de faire comprendre un de ces quatre qu’il y a une différence entre les rigolos de mon genre qui font ça pour se détendre, et ceux qui en vivent et que ça détend pas du tout.

    sinon j’ai beaucoup aimé la longue sérénade d’amour de ta lectrice… si un jour je trouve ta fenêtre, va falloir que je te fasse la même ! s’il y a eu Raoulette, c’est en partie grâce à toi ! 🙂

  2. Non ? Tu veux dire que Raoulette n’aurait pas existé sans moi ??? I can’t believe it !… C’est dingue comment on peut arriver à un achèvement majeur sans le savoir !

  3. bah si……….. 🙂
    en tout cas, tu es en très grande partie responsable de la « simplification » de son dessin et de manière générale de mon « oeuvre ». mes premiers essais étant infiniment plus compliqués, c’est en voyant ta manière de faire que je me suis dis qu’il fallait épurer et être plus cohérent. c’est pas toujours le cas aujourd’hui, mais ça va mieux !! 🙂
    du coup, en y arrivant mieux, c’est ça qui a fait perdurer Raoulette, qui n’était à la base qu’un gribouillage parmi d’autres. c’est parce que j’ai chopé un certain coup de main avec elle que j’ai pu faire le reste parce que je gagnais en confiance.

    • Quand je pense que je trouvais que tu avais fait des progrès sans savoir que j’y étais peut-être pour quelques chose… Je peux mourir, maintenant, je n’aurais pas vécu en vain… :’-)

      • je me souviens avoir par exemple pris ce post pour les expressions de visage : https://princessh.com/2004/11/panne/
        et à ma première visite, je me souviens être tombé sur la bouche ouverte de la PrincessH à Pantoufles. je cherchais en vain comment la dessiner… et boum j’avais trouvé ! compare mes toutes vieilles Raoulette (ou même mes personnages actuels) quand elle ouvre la bouche ! kif-kif !!! 😀

      • Sans déconner ? Quand je pense que je les fais comme ça en me disant « quand même, tu te foules pas ! », et maintenant, je fais école !…
        Non, en fait, j’essaye de faire simple et efficace, mais il y a un truc que j’ai toujours pas vraiment résolu, c’est : « Quelle couleur mettre là-dedans ? »

      • sans déconner !!! 🙂
        autre détail pompé : au début, je ne savais pas comment finir le bas de Raoulette. et puis en voyant ton personnage, c’est là que je me suis dit « en fait, les jambes, on s’en cogne… ». et vlan, Raoulette avait trouvé cette forme d’oignon avec deux grands pieds en dessous !! 🙂
        quant aux couleurs… alors là, c’est mon point faible… du coup, j’utilise toujours les mêmes. manque clair et net de technique. c’est un métier (on l’a déjà dit, non ?? 🙂 ).

      • Bah en fait, tout ce que tu racontes, c’est le métier qui rentre :
        1- On commence par trouver des solutions qui collent avec nos contraintes, genre on a un truc à raconter, mais si on essaye de tout bien dessiner, ça va prendre 2 mois, alors que c’est maintenant qu’on veut le raconter -> On simplifie pour être rapide et efficace.
        2- On met toujours les mêmes couleurs avec lesquelles on est à l’aise -> Comme ça, on peut prétendre qu’on a du style. Parce qu’avoir du style, si on regarde bien, c’est faire tout le temps la même chose.

        Conclusion : T’es rapide, t’es efficace, t’as du style. Donc, t’es un pro.

        Question subsidiaire : ta fille s’appelle-t-elle Raoulette ?

  4. Ah ! tiens, je suis en train de lire une biographie de Pouchkine par Henri Troyat (Plon, 1953). On est en plein dans le sujet, page 277 de mon édition :

    « Pouchkine fût le premier en Russie à oser défendre ses droits et prétendre gagner de l’argent avec sa plume. Il fit de la littérature un métier. Il écrivait avec une audace qui stupéfiait les destinataires de ses lettres : « Voulez-vous m’acheter le morceau entier de mon poème ? Longueur : 800 vers. Dimensions du vers : huit pieds. Le tout découpé en deux chants. Je l’offre pour pas cher parce que je ne veux pas que la marchandise vieillisse. » (Lettre à Gretch du 21 septembre 1821).
    « Je considère mon poème terminé comme un cordonnier ; je le vends avec profit. » (Lettre à Viasemsky de 1823). 
    […]
    « Mais pourquoi chantais-tu ? À cette question de Lamartine je réponds ceci : je chantais comme le boulanger qui cuit son pain, comme le tailleurs qui coud des vêtements, comme le médecin qui soigne les malades, pour de l’argent, de l’argent, de l’argent. »
    […]
    Plus loin, Pouchkine s’indigne contre certains de ses amis, qui, sous prétexte de servir sa renommée, font circuler des copies manuscrites du poème avant impression. Ceux qui auront lu ces copies n’auront pas l’idée d’acheter le volume. Autant de clients de moins. »

    Et Pouchkine n’était pas un minable poète et, oui, il passait son temps à écrire.

      • On doit pouvoir trouver l’équivalent chez Mozart ou Beethoven. Mais ma prochaine biographie (à finir de lire) sera Van Vogh et lui il parlait surtout de couleurs dans ses lettres.
        En fait les peintres, du fait de l’évidente matérialité de leur travail et de la possibilité d’en mettre plein la vue avec leurs œuvres avaient moins de mal à faire comprendre que leur travail, un coûte des sous, deux se paie (ce qui ne veut pas dire qu’ils arrivaient à en vivre, attention, voir Van Gogh, une seule toile vendue de son vivant pour ce que l’on sait).

      • Oui, mais ils en chient quand même les peintres… Les illustrateurs, au moins, vendent leurs trucs à des supports. Un peintre, si personne ne veut de sa peinture…

  5. huhu, v’là que je deviens pro !! 🙂
    et pour la question subsidiaire : j’y ai pensé… mais non ! Alice Fanny Capucine, c’est déjà bien ! 🙂

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