
J’ai fait ce dessin en pensant à la canicule, à la maltraitance animale, et à un certain sénateur fan des pesticides, pro-élevage sur-intensif et adepte de subventions de toutes sortes pour augmenter tout ça.
J’ai envoyé le dessin à La Croix, et juste après, Laurent Nunez a fait voter la légitime défense automatique pour les tirs policiers.
Le droit de tirer dans le tas, quoi.
Non non, le fascisme… pardon, l’autoritarisme n’est pas en train de s’installer dans notre pays.
Merci à la Macronie, qui oeuvre pour ça depuis des années.
Ça m’a rappelé des dessins de 2016, tiens.
Une version trash :
Lors de manifestations en 2016, des policiers ont été filmés en train de matraquer un jeune homme à terre, qui était torse nu.
A quelque mètres, sa copine en état de choc tenait son chandail, en criant : « Son pull, son pull ! » et un flic est venu la matraquer aussi.

Et une version arrondie, parce que dans La Croix, on y va mollo.

Je précise que je sais bien que le métier de policier est très difficile et dangereux. Et surtout qu’ils sont mal payés, mal formés, en manque de moyens, ce qui attire de moins en moins de gens éduqués. Et on compense avec des bas du crâne qui viennent pour casser du bronzé.
Quand j’habitais le quartier sri-lankais, à Paris, les tamouls ont organisé des manifs plusieurs jours de suite.
Dans leur pays avaient lieu des massacres, et ils voulaient interpeller le président français et les instances européennes.
Ils avaient trouvé le bon truc : faire des sittings pacifiques, tous les soirs au bout de la rue du Faubourg St-Denis et sur le carrefour de la Chapelle. Donc, ça bloquait l’accès à l’autoroute du nord, à l’heure où les gens quittaient le boulot et ça foutait le bordel dans tout Paris.
Et des casseurs se sont pointés, bien sûr.
Et des cars de CRS sont venus faire ventouse dans tout le quartier.
Un soir, j’arrosais les plantes sur mon balcon au 4eme étage, quand des casseurs ont jaillit dans la rue, en cassant toutes les vitres des voitures à coups de barre de fer.
Derrière a suivi une charge de CRS, que j’ai trouvée fascinante.
Elle était dirigée par un gars qui contrôlait ses hommes au millimètre. Un cri de sa part, et ils arrêtaient la charge immédiatement.
Il y a eu des arrestations, mais pas un coup de feu.
Comme quoi, avec de vrais professionnels, c’est possible.
Mais à force qu’on les sous-paye, en reste-t-il ?
A jeudi, les gens !

